L'ours polaire
- Huit espèces d’ours dans le monde
Les ancêtres des ours sont apparus au sein de l’arbre évolutif des Carnivores il y a environ 22 millions d’années. Proche parent des petits pandas que nous connaissons de nos jours, Ursavus elmensis n’était pas plus gros qu’un raton laveur. Cette espèce souche s’est diversifiée au cours du temps, au gré des contraintes environnementales et de la pression des autres espèces animales. Les premiers à se diversifier voici 15 millions d’années furent les ancêtres de l’actuel grand panda, seul Carnivore à régime herbivore strict ne mangeant qu’un type de plante, le bambou.
- L’évolution vers l’ours polaire
Les origines de l’ours polaire sont à rechercher dans une branche proche de celle de l’ours brun actuel. Les premières traces de différenciation datent de 1,3 million d’années, et l’espèce se serait individualisée il y a 300 000 ans.
Il y a encore 10 000 ans, l’ours polaire était présent sur les côtes scandinaves et au nord de l’Allemagne. L’étude des quelques restes osseux disponibles suggère que la taille des ours polaires a diminué depuis le Pléistocène, suivant le même schéma que d’autres espèces de mammifères vivant encore de nos jours.
- Vivre sur la banquise
Au cours de son évolution, l’ours polaire a acquis un pelage blanc, camouflage idéal du chasseur dans un univers sans couleur qui lui a permis de se spécialiser dans la chasse aux phoques sur la banquise.
- Dans l’eau
L’ours polaire est un nageur efficace. Sa graisse et sa fourrure lui confèrent une flottabilité positive, et il se maintient en surface sans effort.
Il se propulse en nageant comme un chien à l’aide de ses pattes antérieures semi-palmées, les pattes postérieures ne servant généralement que de gouvernail. Parfois, l’ours fait la brasse en coordonnant les mouvements des quatre membres.
- Le randonneur de la banquise
L’ours polaire est un modèle en matière de gestion d’énergie et de thermorégulation. Adaptations morphologiques, anatomiques, physiologiques et comportementales se complètent, assurant une utilisation optimale des ressources alimentaires et des réserves énergétiques lors du jeûne estival, ainsi que le maintien de la température interne en période de grand froid comme de chaleur modérée.
Au repos, la température de l’ours est de 37° Celsius. Parfaitement isolé, l’ours polaire ne doit pas élever sa température interne.
- Costaud et fragile à la fois
En se spécialisant, l’ours polaire a troqué le régime omnivore – relativement pauvre mais à base d’aliments faciles à trouver – de l’ours brun contre une alimentation carnée riche, mais dont la recherche implique d’importants déplacements.
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